Au Luxembourg, chantier de tri de matériaux exemplaire pour la Commission Européenne

La société de démolition Xardel Démolition basée en Lorraine a été choisie pour prendre en charge le chantier de déconstruction du bâtiment de bureaux Jean-Monnet, exploité anciennement par la Commission Européenne et situé à Luxembourg. Le chantier de déconstruction est titanesque : 111 000m² de surface de curage soit l’équivalent de 15 terrains de football, 4200 tonnes de déchets de curage, 32 000m3 de béton et 5 000t de charpente. L’entreprise meurthoise a opéré le chantier en assurant le tri des matériaux.

Un chantier innovant voulu exemplaire par le maître d’ouvrage

L’ambition affichée dès la phase d’étude est claire : être exemplaire dans le retraitement des déchets dans une logique de valorisation (réutilisation, recyclage) des matériaux du chantier de déconstruction. Un chantier test de 200m² a été érigé où tous les déchets ont été inventoriés et pesés. Les repreneurs potentiels des matériaux ont été mobilisés dès la phase d’étude. Plâtre, verre, aluminium, métaux, caoutchouc, bois, béton, TOUS les matériaux ont été triés dans une logique de revalorisation. Plusieurs phases ont été nécessaires dans la réalisation de ce projet de déconstruction innovant : de pré-curage d’abord (dépose des cloisons, des menuiseries, enlèvement des moquettes), puis de curage (dépose faux plafonds, des caches fenêtres et des sols souples) et enfin de démolition de l’enveloppe finale dont il ne restait plus que la structure métallique et le béton. Dans une logique d’amélioration de la qualité des déchets inertes, ce dernier a été concassé directement sur le site et réutilisé notamment en talus pour le nouveau chantier.

 

Eléments clés de la réussite du projet et limites du projet de déconstruction

Plusieurs éléments clés ont pu être identifiés dans la réussite de cette opération de déconstruction : la volonté initiale du maitre d’ouvrage de favoriser au mieux le tri et le recyclage est essentielle ; tout comme l’implication du bureau d’étude dans la rédaction qualitative du cahier des charges. De plus, il s’agira de prendre en compte dès la constitution de l’offre les coûts liés au tri et les plus-values potentielles sur la revalorisation des déchets. Enfin, la bonne organisation du chantier et la formation indispensable du personnel au tri des matériaux sont des éléments primordiaux dans la réussite du projet.

 

Des limites ont également été relevées :

Le manque de filière de revalorisation pour certains matériaux triés qui sont allés en enfouissement ou en incinération (plâtre laine de verre, caoutchouc)

La nécessité de prévoir des délais de réalisation plus longs que pour un projet « standard »

La réutilisation d’éléments complets est très complexe et très couteuse

Il a également fallu adapter la logistique d’évacuation et gérer le manque d’espace pour poser les bennes à recyclage.

 

Pour conclure sur ce projet de déconstruction, l’entreprise Xardel Démolition se positionne dès aujourd’hui sur des demandes qui vont être amenées à se multiplier à l’avenir et peut faire valoir sa plus-value technique et son implication dans les chaines de recyclage. Le coût total des travaux est diminué des économies faites sur la revalorisation des matériaux recyclables et du moindre coût de traitement des déchets triés. Enfin, le bureau d’étude valorise son travail d’étude, de diagnostic préalable et de stratégie d’établissement du bordereau.

 

La société Xardel viendra partager son expérience lors d’une conférence REX à Build & Connect