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Smart building : l’assistant vocal au secours des EHPAD

A l’occasion de Build & Connect qui se déroulera les 25 et 26 novembre 2020 à Strasbourg, Sauter partagera son expérience sur les assistants vocaux, notamment dans les EHPAD. L’occasion pour cette entreprise mécène du colloque, d’échanger sur l’influence du numérique sur les bâtiments et le cadre de vie. Précisions avec Jean-Marc Lartigue, Directeur Régional Adjoint Région EST chez Sauter.

De manière générale, pourquoi développer des services connectés dans les bâtiments tertiaires ?

Aujourd’hui, les services aux utilisateurs sont relativement communs dans le résidentiel. Les fabricants multiplient les offres domotique et tout un chacun s’habitue peu à peu à pouvoir contrôler sa maison via son smartphone. Il est donc naturel de retrouver des services similaires, et par extension des assistants vocaux, dans les bâtiments tertiaires. Cela permet de reprendre le contrôle sur différentes fonctions du bâtiment : éclairage, chauffage, ouverture des fenêtres, déploiement des stores, etc.

Reste cependant à prendre en compte la connectivité du bâtiment pour un déploiement à grande échelle. Nous préconisons ainsi de faire appel à une chaîne de commande très simple : un smartphone ou un objet connecté réalisant l’interprétation vocale, un accès 4G ou Wifi au cloud et l’objet connecté qui recevra les ordres et les réalisera. Pour la partie transmission de données, des protocoles légers et sécurisés tels que le MQTT (Message Queuing Telemetry Transport) existent. Dans des bâtiments de taille moyenne, le poids de l’ensemble des ordres ne dépasse ainsi pas les quelques mégas, sans crainte de piratage.

Pourquoi remplacer par un assistant connecté ce que les gens peuvent faire manuellement ?

Le constat que nous faisons dans les bâtiments tertiaires est que les usagers n’ont plus forcément accès à des fonctions très simples, qui apportent pourtant un plus au confort quotidien : ouvrir une fenêtre pour ventiler, gérer la température de leur espace, déployer des stores, etc. On sait pourtant que le bien-être au travail apporte un surplus de productivité. Pour prendre un exemple très simple, dans certains cas, les modules de commande de la climatisation sont tellement complexes, que nous arrivons à des usages en inadéquation totale avec le confort recherché et les performances énergétiques calculées du bâtiment.

Par le biais d’assistants connectés, il est possible de rendre l’usager acteurs du pilotage des installations. Il est d’une part possible de leur proposer de maîtriser simplement leurs actions quotidiennes et d’autre part mettre en place des initiatives pédagogiques autour des conséquences de leurs usages. La voix ou le smartphone deviennent des télécommandes simples. L’application smartphone, de son côté, permet au travers de pictogrammes d’indiquer le niveau de consommation énergétique. Certaines entreprises proposent ainsi des challenges d’économie d’énergie.

Pourquoi ajouter un assistant vocal et ne pas se limiter à une application sur smartphone ?

Il suffit de regarder autour de nous pour arriver à un constat simple : les smartphones se sont démocratisés mais sont-ils pour autant l’outil idéal partout ? La réponse est non, notamment dans des environnements de travail très spécifiques ou dans des structures comme les EHPAD. Dans ces derniers, outre la difficulté d’expliquer le fonctionnement d’un écran de contrôle aux résidents, chaque patient à ses propres difficultés. On l’oublie souvent, mais la voix reste l’outil le plus simple pour communiquer, que l’on ait la vue déficiente, que l’on rencontre des difficultés pour se déplacer ou que l’on souffre du syndrome d’Alzheimer.

Dans des établissements où le pilotage des différents systèmes se fait traditionnellement par des boîtiers au mur ou via des petites télécommandes, le résident est par ailleurs submergé d’informations à gérer. Avec la voix, depuis l’ouverture de la fenêtre, jusqu’à la gestion de l’éclairement, en passant par le lit, tout peut être commandé directement. Le patient retrouve ainsi un peu d’autonomie en s’exprimant dans son langage de tous les jours ou en évitant des déplacements parfois hasardeux. Dans des périodes de grippe ou d’épidémie, cela permet en outre de soulager le personnel et d’éviter de multiplier les contacts. Ce dernier peut ainsi se concentrer sur des actions en lien direct avec le bien-être des résidents.

Ajouter une couche d’automatisation à des bâtiments déjà complexes, pose-t-il des problèmes de maintenance ?

Cela fait de nombreuses années que les bâtiments intelligents existent. Aujourd’hui, la fiabilité des systèmes est similaire à celle de l’énergie électrique. Il est néanmoins nécessaire de passer dès la phase conception par des spécialistes de la question, qui sauront adapter le bâtiment, ou, pour des systèmes plus légers comme les assistants connectés, créer des redondances permettant d’affronter des problèmes de serveurs et de connexions.

Sauter s’est engagé comme mécène auprès de Build & Connect, pourquoi cet événement est-il important pour vous ?

Sauter travaille principalement dans le Grand Est et sur Paris et Build & Connect est l’occasion pour nous d’avoir un grand événement qui parle de bâtiments 4.0 en prenant en compte les besoins de nos marchés.

Le smart building évolue aussi très rapidement et il est important de partager des retours d’expériences concrets sur le sujet. On y traite des enjeux importants comme le suivi, l’interprétation des résultats et comment créer du bâtiment intelligent qui réponde à des besoins concrets pour être toujours au service du confort de l’usager.

Avec sa position au cœur de l’Europe, Strasbourg nous permet en outre d’échanger avec nos collègues étrangers, ce qui est toujours enrichissant.